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Lettre de candidature

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Chères collègues, chers collègues,

Dans cette période de mutations écologique, économique et sociale, notre société doit faire face à des défis d’une ampleur nouvelle. Je suis persuadé que le milieu universitaire a un rôle majeur à jouer et je crois fortement que l’Université de Poitiers a le potentiel pour relever ces nouveaux challenges. C’est dans ce contexte que je fais acte de candidature à la présidence de l’Université.

Ces derniers mois, j’ai eu le plaisir avec mon équipe de rencontrer nombre d’entre vous. Vous avez accepté de partager votre expérience au sein de notre Université, mais aussi la façon dont vous envisagez son avenir. Au fil de ces échanges, j’ai vu émerger un sentiment d’incompréhension face aux stratégies choisies, et ressenti le mal-être qui peut peser sur votre quotidien professionnel. Pour autant, j’ai été marqué et impressionné par votre fort engagement et votre volonté de continuer à vous investir pour notre Université.

Dans un environnement universitaire qui connaît des réformes majeures (Inspé, Paces, IUT, Equipe d’Accueil (EA), loi de transformation de la fonction publique, formation tout au long de la vie et apprentissage), les choix stratégiques de ces dernières années ont fragilisé notre Université. Dans cette période où les contraintes en matière de finances publiques sont fortes, nos ressources propres, reflet de nos marges de manoeuvre, sont nettement plus faibles que la moyenne nationale, la concurrence publique et privée nous fait reculer sur nos différents sites et notre Comue Léonard de Vinci pose question.
Ces fragilités peuvent nous démobiliser. Cependant, je vois notre avenir avec optimisme. Je souhaite que nous développions ensemble une stratégie ambitieuse et une dynamique créatrice, pour dépasser nos difficultés actuelles. Je vous propose de valoriser nos atouts et de nous donner, en développant nos ressources propres, les moyens de réaliser pleinement nos missions de service public dans l’intérêt de nos étudiants et en réponse aux enjeux sociétaux.

 

Le défi d’une gouvernance qui rassemble
Pour porter notre ambition collective, nous avons besoin de cohésion et d’audace dans un projet d’Université qui rassemble. Pour y parvenir, je souhaite positionner les femmes et les hommes de notre Université au centre de notre action et développer des relations de travail fondées sur le respect, la confiance, la transparence, la bienveillance et le dialogue. Une gouvernance se doit d’encourager et de fédérer les atouts de chacun dans une vision partagée et redonner son sens stratégique aux instances de notre Université. Une gouvernance se doit de promouvoir les synergies et la communication entre les différents niveaux de notre établissement et valoriser l’action de chacun de nous, étudiant, enseignant-chercheur, enseignant, chargé d’enseignement, personnel administratif et personnel technique. Cette gouvernance sera garante de conditions de travail propices à l’épanouissement et à la progression de chacun.


Le défi d’une recherche et d’une innovation du 21ème siècle
Notre environnement de recherche est en pleine évolution. Une attente forte des différents acteurs du territoire pour une recherche vecteur de développement économique, l’émergence des LabComs, la modification du label national EA pour les équipes d’accueil au profit d’un label local, un financement concurrentiel sur projet, les évolutions politiques et stratégiques des organismes de recherche nationaux et le lien au CHU sont autant d’éléments que nous devons transformer en opportunités d’avenir. Notre recherche, de par les évolutions numériques, est aussi confrontée au défi stratégique de la donnée et de son traitement, au développement transversal de l’intelligence artificielle et des humanités numériques. Forts de notre pluridisciplinarité et de notre cohésion dans une approche de partage d’expériences, nous devons redéfinir ensemble une recherche stratégique, structurée et d’excellence. Notre démarche doit avoir pour objectifs de renforcer nos capacités de recherche fondamentale, essentielle aux progrès des savoirs, et de développer en synergie notre recherche partenariale dans une perspective d’innovation et de transfert. Notre Université doit disposer d’une recherche reconnue pour ses talents, capable de mettre en oeuvre au plus haut niveau les transdisciplinarités porteuses. Notre recherche doit aussi être le socle de notre offre de formation.


Le défi de la modernité et de l’attractivité de notre offre de formation
Notre cohésion doit également faire de notre diversité notre force pour développer une offre de formation de qualité, vecteur de réussite et de progression sociale pour nos étudiants et nos concitoyens.
A l’heure actuelle, et malgré les efforts quotidiens de chacun pour garantir sa qualité, notre offre de formation rencontre des difficultés : fermeture de formations, baisse du volume horaire, ancrage territorial en recul, modeste exploitation de notre potentiel pour la formation continue, recul de l’apprentissage.
Dans ce contexte, la stratégie motrice de notre offre de formation doit tenir compte des besoins socio-économiques présents et à venir de notre environnement régional, national et international. Elle doit donner à nos étudiants de solides connaissances, des compétences reconnues, et une agilité au service de leurs évolutions professionnelles. Les modes et rythmes d’apprentissage doivent être diversifiés pour une meilleure réussite et appuyés par un processus continu d’orientation au service de l’étudiant. L’offre de formation doit également pouvoir répondre aux besoins d’innovation de nos partenaires en proposant une stratégie ambitieuse pour le développement de la formation tout au long de la vie.

 

Le défi de notre ancrage territorial
Cet ancrage doit contribuer au développement humain et économique de nos territoires. Notre pluridisciplinarité, la créativité de nos étudiants et de l’ensemble de notre potentiel humain, la richesse de nos savoirs et savoir-faire sont les forces que nous devons fédérer et accompagner pour nourrir les projets de nos territoires. Nous devons aussi retrouver, au travers de relations de confiance et d’écoute, notre rôle de partenaire stratégique avec les collectivités de Poitiers, de Niort, d’Angoulême et de Châtellerault. Notre ancrage territorial est essentiel à notre positionnement régional et national et au développement de nos ressources propres. Cet ancrage doit aussi trouver son prolongement dans l’espace numérique, aujourd’hui indissociable de la réalisation de nos missions. Notre développement numérique doit être soutenu dans une stratégie qui encourage, facilite et nous accompagne dans la réalisation de nos missions et dans notre dynamique interne de fonctionnement.

Ces valeurs de gouvernance et ces objectifs stratégiques pour la recherche et la formation ont guidé en permanence mes actions dans mon parcours au service de notre Université. C’est animé de ces valeurs que j’ai dirigé l’IUT de Poitiers-Niort-Châtellerault, qui est devenu le premier institut de France pour la réussite de ses étudiants. C’est aussi avec cet esprit que j’ai développé mes activités de recherche, contribué à différents projets nationaux et internationaux et collaboré au transfert des résultats avec les différents acteurs de notre territoire.

Animé de cette vision alternative pour notre Université, je souhaite avec mon équipe continuer à venir à votre rencontre dans les prochaines semaines pour vous présenter notre projet et l’enrichir de vos attentes et initiatives. Nous nous devons d’être une Université ouverte qui crée de la connaissance, qui révèle des talents et qui impulse et accompagne l’évolution et les avancées de notre société.


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Date de création : 18/12/2019 18:54
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Réactions à cet article


Réaction n°1 

par   Mike le 07/02/2020 16:17

Les employeurs ne tiennent plus compte du niveau universitaire de leurs employés. Mis à part le bac +5, aucun des diplômes proposés ne sont pris en compte. La dernière réforme a déjà mise en berne le bac +2.

Pourtant, je crois dans les bienfaits de l'étude et reste fier de mon petit bac +2. Comment redonner de la valeur aux petites études, aux petits étudiants, ceux qui ne feront pas carrière dans les branches qu'ils aiment, qui ne seront jamais docteurs?

Cordialement.