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Nos fiches - Fiches thématiques


Heures complémentaires  -  par   webmaster

Chères collègues, chers collègues,

Je vous retrouve cette semaine pour un sujet complexe mais essentiel, le coût de notre offre de formation et en particulier, le coût des heures complémentaires. Ces dernières années, l’Université de Poitiers a fait état d’un déséquilibre budgétaire concernant les coûts de son offre de formation. Afin de pallier ce déséquilibre, l'équipe présidentielle a fait le choix d’une politique de réduction drastique des heures de formation, promettant d’une part, de réduire la masse salariale et, d’autre part, de libérer, au travers de cette réduction, de nouvelles marges au service de la recherche.

La méthode utilisée et les délais très courts pour obtenir cette réduction ont généré maintes incompréhensions et des tensions fortes dans les composantes. Cela a aussi eu pour effet d’opposer la Formation et la Recherche, la première étant alors identifiée comme étant un frein au développement de notre Recherche.

Nous avons tous collectivement à nous réapproprier la maîtrise des coûts de notre offre de formation et celle de nos moyens pour la recherche. Il me paraît nécessaire pour cela de clarifier de manière factuelle la question des heures complémentaires et son impact sur nos missions de formation et de recherche.

Le fonctionnement des heures complémentaires

Les heures complémentaires, quand elles sont nécessaires, sont mises en place à l'initiative des responsables de formation de chaque composante dans le cadre de l’offre de formation votée par le Conseil d’Administration (CA) de l’Université. Elles dépendent essentiellement, du potentiel humain de la composante, de l’évolution des effectifs et du développement ou non de la formation continue et de l’alternance. Le volume d’heures complémentaires alloué à chaque composante est alors issu de discussions budgétaires entre composante et présidence.

De même, le Conseil d’Administration de l’Université fixe le nombre d’heures complémentaires maximum que les enseignants et enseignants-chercheurs sont autorisés à faire. Les demandes de dérogations, en cas de dépassement des seuils, doivent être soumises par la composante à une commission relevant de la présidence de l’Université.

Pour rappel, les volumes autorisés et validés par le CA de l’Université au cours des dernières années sont:

- Vote du CA, septembre 2016 : autorisation d’effectuer le double du service statutaire annuel en enseignement : 192 h de plus pour les enseignants-chercheurs et 384 h de plus pour les enseignants de statut second degré.

- Vote du CA, juillet 2018 : autorisation d’effectuer en plus du service statutaire, 64 h pour les enseignants-chercheurs et 96 h pour les enseignants de statut second degré.

Les heures complémentaires effectuées par les enseignants découlent donc directement de l’application des stratégies définies par l’équipe présidentielle et votées par le Conseil d’Administration de l’Université. Il est à rappeler que les heures effectuées dans le cadre de la formation continue et de la formation par alternance génèrent, elles, des ressources financières supplémentaires.

Supprimer les heures complémentaires, quels impacts?

A priori, la réduction de la masse salariale par la diminution des heures complémentaires paraît séduisante, la réalité est malheureusement empreinte d’une efficacité budgétaire limitée et de détériorations de la qualité des offres de formation et de recherche, de notre Université.

MasseSalaires.png

La qualité de nos formations impactée !

En 2018, la masse salariale globale de l’université était de l’ordre de 186 millions d’euros, dont 7,5 millions d’euros consacrés aux heures complémentaires. La suppression totale ou partielle des heures complémentaires représente au mieux, une économie de 3,9% de la masse salariale globale.

En revanche, les conséquences sur notre offre de formation sont alarmantes. En effet, la suppression complète des heures complémentaires induit la perte d’au moins 25% des heures liées à l’offre de formation. Cette politique, dans un contexte de besoins croissants de formations, met en difficulté notre mission première de service public, qui est de proposer des formations diverses et de qualité pour tous.

Baisse_Hausse.png

En attente des améliorations promises pour la Recherche

Par ailleurs, cette stratégie devait permettre d’offrir plus de liberté financière à la Recherche. Or à l’heure d’aujourd’hui, aucune des marges de manœuvres supplémentaires promises à la Recherche n’a été mise en place. Fallait-il, dans le cadre de nos missions de service public, opposer Recherche et Formation ? Je ne le crois pas, d’autant plus que de notre offre de formation découle la création ou le renouvellement de nos emplois d’enseignants et d’enseignants-chercheurs.

Apprendre du passé pour construire Notre Avenir

Cet état des faits a pu conduire certains d’entre vous à céder, de manière légitime, au pessimisme et au découragement. Cependant, c’est en tant que force de proposition que je m’adresse à vous aujourd’hui. En effet, au cours des derniers mois, j’ai travaillé avec mon équipe pour identifier les leviers d’actions possibles afin de garantir la qualité et l'évolution pérenne et cohérente de nos offres de formation.

En tant que candidat, je m’engage à la mise en place d’un nouveau dialogue entre la présidence de l’Université et les composantes, afin d’assurer le développement de notre offre de formation et la maîtrise des coûts de mise en oeuvre.
Le projet que je porte s’articule autour :

- d’une stratégie de construction concertée de l’offre de formation avec chaque composante, avec la prise en compte de vos spécificités et des enjeux importants que vous accordez au développement de vos formations initiales, vos formations par alternance et vos formations continues, et à leur rayonnement,

- de la mise en place d’un dispositif d’accompagnement et d’aide au pilotage; ayant pour objectifs la maîtrise prévisionnelle des coûts de l’offre de formation à l'échelle de chaque composante et pour notre Université,

- de la création et la mise en place d’indicateurs et d’objectifs partagés, afin de permettre en toute transparence des redéploiements pluriannuels de notre potentiel humain,

- de l'amélioration des possibilités d’accueil et d’accompagnement vers la réussite de nos étudiants, en renforçant notre structure d’aide à l’orientation en amont et pendant leurs parcours à l’université,

- de la mise en place d’une politique volontariste en faveur du développement de l’alternance et de la formation continue, génératrices de ressources propres.

Je suis intimement convaincu que la qualité et la diversité de notre offre de formation sont des piliers essentiels pour l’avenir de notre Université. C’est animé de cette conviction qu’avec mon équipe, nous vous proposons des rencontres afin d'échanger sur les thèmes qui vous tiennent à cœur. 

Majdi KHOUDEIR
 


 

Chères collègues, chers collègues,

Je vous retrouve cette semaine pour un sujet complexe mais essentiel, le coût de notre offre de formation et en particulier, le coût des heures complémentaires. Ces dernières années, l’Université de Poitiers a fait état d’un déséquilibre budgétaire concernant les coûts de son offre de formation. Afin de pallier ce déséquilibre, l'équipe présidentielle a fait le choix d’une politique de réduction drastique des heures de formation, promettant d’une part, de réduire la masse salariale et, d’autre part, de libérer, au travers de cette réduction, de nouvelles marges au service de la recherche.

La méthode utilisée et les délais très courts pour obtenir cette réduction ont généré maintes incompréhensions et des tensions fortes dans les composantes. Cela a aussi eu pour effet d’opposer la Formation et la Recherche, la première étant alors identifiée comme étant un frein au développement de notre Recherche.

Nous avons tous collectivement à nous réapproprier la maîtrise des coûts de notre offre de formation et celle de nos moyens pour la recherche. Il me paraît nécessaire pour cela de clarifier de manière factuelle la question des heures complémentaires et son impact sur nos missions de formation et de recherche.

Le fonctionnement des heures complémentaires

Les heures complémentaires, quand elles sont nécessaires, sont mises en place à l'initiative des responsables de formation de chaque composante dans le cadre de l’offre de formation votée par le Conseil d’Administration (CA) de l’Université. Elles dépendent essentiellement, du potentiel humain de la composante, de l’évolution des effectifs et du développement ou non de la formation continue et de l’alternance. Le volume d’heures complémentaires alloué à chaque composante est alors issu de discussions budgétaires entre composante et présidence.

De même, le Conseil d’Administration de l’Université fixe le nombre d’heures complémentaires maximum que les enseignants et enseignants-chercheurs sont autorisés à faire. Les demandes de dérogations, en cas de dépassement des seuils, doivent être soumises par la composante à une commission relevant de la présidence de l’Université.

Pour rappel, les volumes autorisés et validés par le CA de l’Université au cours des dernières années sont:

- Vote du CA, septembre 2016 : autorisation d’effectuer le double du service statutaire annuel en enseignement : 192 h de plus pour les enseignants-chercheurs et 384 h de plus pour les enseignants de statut second degré.

- Vote du CA, juillet 2018 : autorisation d’effectuer en plus du service statutaire, 64 h pour les enseignants-chercheurs et 96 h pour les enseignants de statut second degré.

Les heures complémentaires effectuées par les enseignants découlent donc directement de l’application des stratégies définies par l’équipe présidentielle et votées par le Conseil d’Administration de l’Université. Il est à rappeler que les heures effectuées dans le cadre de la formation continue et de la formation par alternance génèrent, elles, des ressources financières supplémentaires.

Supprimer les heures complémentaires, quels impacts?

A priori, la réduction de la masse salariale par la diminution des heures complémentaires paraît séduisante, la réalité est malheureusement empreinte d’une efficacité budgétaire limitée et de détériorations de la qualité des offres de formation et de recherche, de notre Université.

MasseSalaires.png

La qualité de nos formations impactée !

En 2018, la masse salariale globale de l’université était de l’ordre de 186 millions d’euros, dont 7,5 millions d’euros consacrés aux heures complémentaires. La suppression totale ou partielle des heures complémentaires représente au mieux, une économie de 3,9% de la masse salariale globale.

En revanche, les conséquences sur notre offre de formation sont alarmantes. En effet, la suppression complète des heures complémentaires induit la perte d’au moins 25% des heures liées à l’offre de formation. Cette politique, dans un contexte de besoins croissants de formations, met en difficulté notre mission première de service public, qui est de proposer des formations diverses et de qualité pour tous.

Baisse_Hausse.png

En attente des améliorations promises pour la Recherche

Par ailleurs, cette stratégie devait permettre d’offrir plus de liberté financière à la Recherche. Or à l’heure d’aujourd’hui, aucune des marges de manœuvres supplémentaires promises à la Recherche n’a été mise en place. Fallait-il, dans le cadre de nos missions de service public, opposer Recherche et Formation ? Je ne le crois pas, d’autant plus que de notre offre de formation découle la création ou le renouvellement de nos emplois d’enseignants et d’enseignants-chercheurs.

Apprendre du passé pour construire Notre Avenir

Cet état des faits a pu conduire certains d’entre vous à céder, de manière légitime, au pessimisme et au découragement. Cependant, c’est en tant que force de proposition que je m’adresse à vous aujourd’hui. En effet, au cours des derniers mois, j’ai travaillé avec mon équipe pour identifier les leviers d’actions possibles afin de garantir la qualité et l'évolution pérenne et cohérente de nos offres de formation.

En tant que candidat, je m’engage à la mise en place d’un nouveau dialogue entre la présidence de l’Université et les composantes, afin d’assurer le développement de notre offre de formation et la maîtrise des coûts de mise en oeuvre.
Le projet que je porte s’articule autour :

- d’une stratégie de construction concertée de l’offre de formation avec chaque composante, avec la prise en compte de vos spécificités et des enjeux importants que vous accordez au développement de vos formations initiales, vos formations par alternance et vos formations continues, et à leur rayonnement,

- de la mise en place d’un dispositif d’accompagnement et d’aide au pilotage; ayant pour objectifs la maîtrise prévisionnelle des coûts de l’offre de formation à l'échelle de chaque composante et pour notre Université,

- de la création et la mise en place d’indicateurs et d’objectifs partagés, afin de permettre en toute transparence des redéploiements pluriannuels de notre potentiel humain,

- de l'amélioration des possibilités d’accueil et d’accompagnement vers la réussite de nos étudiants, en renforçant notre structure d’aide à l’orientation en amont et pendant leurs parcours à l’université,

- de la mise en place d’une politique volontariste en faveur du développement de l’alternance et de la formation continue, génératrices de ressources propres.

Je suis intimement convaincu que la qualité et la diversité de notre offre de formation sont des piliers essentiels pour l’avenir de notre Université. C’est animé de cette conviction qu’avec mon équipe, nous vous proposons des rencontres afin d'échanger sur les thèmes qui vous tiennent à cœur. 

Majdi KHOUDEIR
 


 

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Publié le 14/02/2020 21:44   | |    |


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